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Pourquoi est-ce arrivé?

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J’avais prévu un autre article, et puis est survenue la tragédie de Charlie Hebdo. Il m’a fallu du temps pour réaliser, j’étais comme engourdie…Et puis intérieurement, la question s’est posée : pourquoi?

J’ai toujours eu besoin de comprendre le sens, là où beaucoup ont raison de dire qu’il ne peut y en avoir. Car oui, je suis d’accord, c’est un non sens commun, c’est une abomination, c’est injustifiable.

Et pourtant… la question est restée entière, vibrante : mais pourquoi ? C’est une quête de sens qui jalonne ma vie, qui me construit… Ai-je tort de rechercher du sens, voire de l’espoir, dans les heures les plus sombres de l’humanité ?

Il peut y avoir une multitude d’enjeux politiques, ou même un acte de haine isolé… mais pourquoi du point de vu de l’évolution de l’humanité ? Pourquoi de tels massacres se perpétuent ?

Et puis j’ai vu des articles, des articles magnifiques. Des articles plein d’humanité et d’espoir sur le fait de rester solidaire malgré que la haine puisse nous pousser à la division. J’ai réalisé que cet acte terrible permettait à certains d’affirmer des valeurs de solidarité essentielles pour rester grand, surtout dans les pires moments.

A-t-on besoin d’en arriver à de tels extrémismes pour que de si beaux messages d’humanité s’expriment ? Peut-être que oui.

Peut-être que beaucoup d’entre nous étaient en train de s’endormir, ou plongés dans un état de veille… à force d’être noyés d’images sans sens, de messages sans consistances, de faussetés, d’agressivités latentes et de misère ambiante.. peut-être bien que certains d’entres nous ne se sentaient plus vraiment touchés par grand chose, ou en tout cas n’estimaient pas important de s’exprimer pour ce qui compte.

Peut-être était-il temps de voir jaillir cette juste indignation. Une voix commune, une voix collective, qui s’érige et qui dit que toucher à la liberté, ça ne peut pas exister.

Peut-être que nous avions besoin de réaliser que nos valeurs, que nos acquis, durement gagnés, sont des richesses précieuses, rares dans le monde, et si fragiles.

Certains utilisent ces évènements pour exprimer leur haine, mais je ne m’attarde pas sur eux. Je vois que d’autres expriment leur humanité dans ce qu’elle a de plus beau. D’autres revoient leur priorité et préfèrent parler de leurs valeurs de fraternité plutôt que des soldes du jour, certains arrivent à adresser un message d’espoir et positif pour cette nouvelle année, malgré tout… et je vois un mouvement de solidarité qui touchent des millions de coeurs partout dans le monde.

Car il faut ouvrir les yeux, nous vivons dans un monde où l’on a de plus en plus de mal à ressentir de l’empathie pour ce qui ne touche pas notre sphère la plus proche. Cette violence qui est ressortie à Paris aujourd’hui, n’est que le reflet d’une violence qui grandit à tant d’endroits dans le monde.

Mais nous nous habituons vite à cette réalité. « Nous ne pouvons pas nous indigner pour tout ! »  Certes. Jusqu’à ce que… jusqu’à ce que la violence frappe à nos portes. Jusqu’à ce qu’on se demande, mais dans quel monde je veux éduquer mes enfants?

Un monde de tolérance? ou un monde de haine ? 

Une personne très sage a dit que 2015 était une année où le fossé allait se creuser. Entre ceux qui prennent conscience, et ceux qui refusent de voir la vérité. Peut-être est-il temps de se positionner.

En ce qui me concerne j’ai choisi mon camp il y a longtemps.

Toutes mes pensées d’amour et de paix pour les familles et proches des victimes. Et pour ceux qui vivent, ceux toujours debout : tachons de créer un monde meilleur dès maintenant !

Capture d’écran 2015-01-08 à 01.21.32Il y a toujours de l’espoir… 

Edit – je viens de découvrir ce magnifique texte de martin luther king sur le blog de moonath, en résonnance profonde avec ce que j’ai tenté d’exprimer cette nuit… merci ❤

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Nous sommes tous un arbre

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Nous sommes tous un arbre

Nous avons tous des racines, qui se nourrissent au plus profond de la terre de tous les bienfaits que nous apporte Mère Nature. Nous nous nourrissons de sa force, de son sentiment de sécurité. Nous nous nourrissons de notre héritage, filial, antérieur, de nos racines. De tout ce qui nous a construit.

Nous sommes tous un arbre

Nous avons tous un tronc qui nous permet de nous redresser, de faire face, de nous maintenir debout, de rester ancré dans le présent…dans l’instant, de profiter de la vie telle qu’elle se présente à nous. Avec son lot de surprises, de haut, de bas..
La Vie est. Tout simplement.

Nous sommes tous un arbre

Nous sommes tous des branches, des feuilles, qui oscillent de gauche à droite, de droite à gauche, avec nonchalance et légèreté. Nous acceptons. Nous nous laissons porter au gré du vent. Nous nous laissons conduire où nous devons Etre. Nous mourrons, nous renaissons.
Nous sommes. Tout simplement.

Nous sommes tous un arbre

Racines, feuilles, tronc… nous sommes les pieds ancrés dans la terre, la tête levée vers le ciel. Nous sommes le lien, du ciel à la terre, de la terre au ciel. Nous sommes uniques, nous sommes force, nous sommes le pont.
Le lien, le passage, l’Union.

l'arbre

Tout comme la métaphore du voyage en train, que j’affectionne particulièrement. Ce texte m’a été « dictée » intérieurement, sans que je n’aie vraiment à réfléchir. Je le garde en moi depuis des mois. Mais aujourd’hui j’ai décidé de le formuler et de le partager. J’espère qu’il saura vous parler. Je vais tâcher de partager d’autres textes d’écriture inspirée avec vous.
Hier, j’ai testé cette méditation d’ancrage : https://www.youtube.com/watch?v=t7pvGsQsYKc
Peut-être que cela m’a inspirée également 🙂
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I Origins : un film sur le mystère de la vie

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Ces derniers temps je réalise qu’il existe 2 catégories dans la vie :
Les choses qui nous donnent de l’énergie et..celles qui au contraire aspirent notre énergie !
Cela se vérifie sur tout, par exemple : la nourriture, les gens, les lieux (le métro par exemple c’est un vortex à énergie voyez-vous), la musique et… les films !!

Hier je suis allée voir le film I Origins de Mike Cahill et en sortant, je me sentais un peu comme ça :

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Une fois l’euphorie passée, une question s’est posée : Comment un film pareil ne peut-il être diffusé que dans 3 salles en région parisienne???? 10 salles en tout et pour tout en France !!??

Me voilà face à 2 sentiments ambivalents :

D’un côté, le fait qu’un film comme celui-ci soit réalisé, me donne foi en l’humanité ! C’est vrai, je trouve beau que cette idée ait germé dans l’esprit de ce grand réalisateur en devenir.

D’un autre côté, qu’un film pareil ne bénéficie que d’une si petite visibilité (alors que son 1er film Another Earth avait déjà reçu un accueil très favorable) cela m’interroge.. J’ai toujours ce sentiment que nous sommes en train de passer un cap moral, spirituel et idéologique, et en même temps qu’une grande majorité de la population passe complètement à côté.

Est-ce que nous en sommes toujours au stade où mêler des thématiques telles que réincarnation, vie antérieure, coïncidence cosmique, et science fait peur? Ah oui peut-être bien.. 😉

I Origins 2014

Ce film est une ôde au mystère de la vie, cette forme de magie, qui dès qu’on y prête attention ne cesse de se rappeler à nous. Au travers d’une coïncidence, d’une rencontre, au détour d’un livre ou encore, comme cela est si bien amenée dans le film : d’une heure miroir telle que 11:11.
(A lire l’excellent article de Lulumineuse à ce sujet : http://www.lulumineuse.com/pages/outils-mediumniques/anges-et-numeros.html)

Et si nos perceptions étaient simplement limitées par notre corps physique? Tout comme des milliers d’animaux sont limités par le leur.  Et si nous avions un « sens spirituel » à développer pour nous affranchir de notre condition d’humain actuelle? Le comble, et si nous pouvions être des personnes rationnelles doté d’un sens spirituel?! (the scoop) Voilà des questions essentielles posées par ce film !

L’engagement des acteurs est palpable, on le voit notamment avec l’évolution du personnage de Karen…Une parfaite « scientifique sensible » comme j’aime la définir.banner-i-origins-film-1

Si vous avez la chance de le voir passer dans une salle de votre ville, foncez. ça vaut le détour !

Découvrez la bande annonce, à la hauteur du film :

Alors je vous ai donné envie de le voir hein? oui oui oui !!

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Surmonter le manque d’amour (de soi) #3

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J’ai mis un temps fou à l’écrire le 3e volet de ma mini série « Comment surmonter le manque d’amour de Soi» (1er article ici, 2e article ici). Cette série est l’une des plus lue de ce blog, mais est-ce étonnant? Qui ne ressent pas en soi cette incomplétude? Cette soif d’amour? Peut-être que cette série d’article suit ma propre progression, ma propre conquête d’estime et d’amour de soi. Au fond, je sais que ça reste un chemin  de toute une (et même plusieurs) vie(s).

S’aimer soi-même on y arrive un jour, puis le lendemain on se regarde à nouveau en face et on ne s’y retrouve plus. On n’a plus le goût de nous, on se sent incapable…et puis… on reprend nos mauvaises habitudes : attente importante vis à vis des gens autour de nous, jalousie, frustration.. sentiment de vide et d’incomplétude.

Pourtant, s’aimer soi-même c’est justement aimer absolument tout en soi. Les parts d’ombres comme celles de lumière, ce défaut si apparent comme ce petit truc au fond de nous que l’on tâche vaille que vaille de voiler à la face du monde.

Je le redis encore, ce message d’amour qu’on cherche tant à trouver en dehors de nous, il est martelé jour et nuit à l’intérieur de nous. Pour peu que l’on fasse silence dans la journée et qu’on daigne l’écouter.

J’ai par exemple entendu les mots : « nous t’aimons » il y a quelques jours. D’où cela provenait-il ? Aucune idée, mais ils résonnaient au fond de moi. ça n’arrêtait pas, une bonne partie de la journée. Je les ai ignorés pendant plusieurs heures.. puis n’y tenant plus, j’ai arrêté ce que je faisais et j’ai écouté ces quelques 2 mots vibrants de sincérité.

C’était peu mais c’était tout, et ça débordait tant que j’ai ressenti le besoin de les écrire quelque part. J’ai ouvert un fichier word et j’ai noirci la page :

Nous t’aimons
Nous t’aimons
Nous t’aimons

Ce qui est fou, c’est que plus j’écrivais ces mots plus une barrière en moi cédait, et en cédant, elle m’a permis de lâcher les vannes. Ce fut comme une évidence, l’évidence d’un amour intérieur retrouvé. Je me nettoyais, je me nettoyais d’années de jugement, de critique, et de doute. Pour retrouver un peu d’air frais, un peu de douceur et un peu… d’amour.

Car oui, nous sommes aimés, tous autant que nous sommes sans distinction et avec nos imperfections. Et cet amour, il est juste…. A notre portée. C’est d’ailleurs cet amour qui m’a conduit à revenir ici, pour témoigner.

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Une chance sur un million

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Quand vous êtes à court d’inspiration, d’envie, d’énergie, passablement agacé, fatigué…que faites-vous? Dites-moi quel est votre remède « feel good »?

Parfois, il m’arrive de n’avoir le goût de rien. Alors quand vraiment je suis au bout du rouleau, j’ai un petit truc… je casse ma routine et je me glisse, seule, dans un cinéma d’art et essai (je trouve que ça s’y prête plus que dans un UGC mais bon ça marche aussi je suppose ! 😉 ). Je fais marcher mon intuition pour choisir un bon petit film et je savoure.

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La première fois que j’ai fait cela, j’ai regardé « Stories we tell » de Sarah Polley (sur la photo) et ça m’a bouleversée. Un docufiction bien mené, sur les histoires de familles, sur ces non dits qui planent au-dessus d’un repas, sur les interprétations d’un même évènement aussi multiples qu’il y a de membres dans une famille. Un film sur le secret, le deuil, mais surtout le pardon.

C’était vrai, c’était sensible, ça m’a tant parlée, c’était…étrangement parfait et inattendu !

Hier, j’ai réitéré ma petite expérience. Car oui, pour moi c’est une expérience. Je n’ai jamais été friande du cinéma en solo, mais je réalise qu’il y a certains films qu’il est bon de regarder seul pour s’y plonger entièrement et en ressortir transformée. C’est un peu ma cinéthérapie dans un fauteuil, dans le noir, et avec une centaine d’inconnus autour mais ça fonctionne très bien ! 😉

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« On peut parfois prendre le mauvais train mais arriver à la bonne gare » (citation récurante du film)

Hier, j’étais donc la confidente d’Ila et Saajan, deux habitants de Bombay, deux âmes solitaires au coeur tendre. J’ai ri (beaucoup) et j’ai pleuré (un peu) avec eux, en fait tout le long du film je me disais : « pourvu que ça dure encore longtemps c’est trop bon ! »

Il y a quand même un sacré défi dans ce film. Créer de l’alchimie entre deux personnages qui n’échangent que des billets, dont l’héroïne vie cloitrée entre 4 murs, pas facile! Quand on y réfléchit, le film ne repose que sur 3 personnages + une voisine dont on ne connaît que la voix, mais dont on ne peut se passer dès les premières minutes du film. Magique je vous dis !

La photographie est belle, le jeu d’acteur est vraiment juste, le tout est fait avec finesse…c’est romantique mais pas cliché, c’est tendre et amer, c’est plein d’humour mais avec la touche de drame qui fait nos vies. (en plus on voyage avec eux et on ressort avec une irrésistible envie de se faire un bon plat indien!)

Oui mais, pourquoi ce titre? Et bien parce que.. pour que ces deux âmes se rencontrent il fallait le fameux « meet cute » ou le coup de pouce du destin. Et dans ce film, le coup de pouce prend la forme d’une lunchbox livrée au mauvais endroit par les fameux dabbawallahs de Mumbai, dont une étude menée par Harvard a décrété qu’il n’y avait qu’une chance sur un million qu’elle soit livrée à la mauvaise adresse.

Le réalisateur du film le dit lui même : « Le récit parle autant de la façon dont le destin peut parfois mener nos vies, que de notre propre capacité à choisir de le faire évoluer« . La boucle est bouclée quand on pense au sujet de mon dernier article 😉

Le cinéma d’auteur indien a de beaux jours devant lui et the lunchbox n’a pas fini de faire parler !

La vie est ainsi faite, demandez et vous recevrez. J’ai demandé le signe, le coup de boost, l’inspiration dont j’avais tant besoin…et j’ai reçu ! Et pour cela je dis merci, aux acteurs talentueux, aux réalisateurs qui traitent de l’humain avec amour et finesse, et à la vie qui m’a permis de croiser indirectement leur route !

(on ne m’arrête pas en ce moment, pourvu que ça dure ! ;-))

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Oui mais mon libre arbitre dans tout ça ?!

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Lors de discussions philosophiques et spirituelles animées (car elles le sont souvent) la question du libre-arbitre en titille plus d’un, et moi la première.

Souvent, parler ne serait-ce que de destinée implique une forme de déterminisme qui dérange. « Ok, admettons que nous naissons avec un but sur terre, mais dans ce cas, nous n’avons pas vraiment le choix de ce que nous devenons?? »
Voilà ce que j’ai déjà entendu plusieurs fois.

Epineuse question non?

Je suis loin de prétendre avoir la réponse, mais mon point de vu a beaucoup évolué ces dernières années alors je souhaitais en débattre avec vous, je serai très curieuse d’avoir vos avis !

Pour commencer, arrêtons-nous sur le terme central : la liberté. (Avec un 19 en philosophie au bac, c’est le moment ou jamais de sortir la thèse, l’antisèche et la synthèse ahahah 😉)

Un étudiant de terminal un peu malin, pourrait partir de la thèse qu’être libre de succomber à chacun de nos désirs peut vite devenir une contrainte. La notion de liberté comprend donc en essence ses propres limites.

De même, il serait bon de remettre en question l’idée commune d’un libre-arbitre qui impliquerait qu’on fasse ce qu’on a envie de faire quand on en a envie ! (« Je suis le seul maître à bord, youpiii!!« ) Tout comme son opposé est extrême, à savoir l’idée que nous ne décidons de rien au fond. (« La vie, quelle fatalité, bouuuh! »)

De plus, ce serait ignorer la notion d’arbitre présente dans le terme. Ce qui nous renvoie directement à notre capacité d’arbitrage, et donc à la capacité de choisir, mais aussi de choisir de façon la plus juste possible.

N’attendons-nous pas d’un arbitre qu’il fasse le choix le plus juste ? Mais le plus juste par rapport à quelle règle du jeu ?

En synthèse, la question serait finalement : avons-nous la possibilité de faire le choix le plus juste pour nous? Ou encore, de quelle marge de manoeuvre disposons-nous pour choisir notre bonheur ? (reformulation de la problématique 5/20 ! ahah)
Car au fond, n’est-ce pas ce à quoi nous aspirons tous sur terre?

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A tout moment vous avez un choix qui vous conduit soit plus près de votre âme,
ou qui vous en éloigne. Thich Nhat Hanh

Il reste à définir « Qui » est libre de ses actes?  Voici le point qui met peut-être à mal notre ego.

Qui se sent lésé dans l’exercice du libre-arbitre? Le petit moi égoïque apeuré par le changement et les choix qui rendent plus heureux… Ou ce fameux Soi que l’on retrouve dans toute quête spirituelle. Ce « je » qui reflète notre sagesse intérieure universelle, celui qui souhaite réaliser sa destinée. Ou encore sa Légende Personnelle si on se réfère à Paulo Coelho.

Ainsi être libre ne signifierait pas simplement être libre d’aller au grès de nos désirs et de notre satisfaction. Mais au contraire se mettre au diapason de notre sagesse intérieure qui ne désire qu’une chose, que nous accomplissions ce pour quoi nous sommes faits en venant sur terre.

photo libre arbitreVous avez le choix de créer la vie que votre coeur se languit de vivre.

Dans la métaphore du voyage en train je parlais déjà du libre arbitre, celui qui nous permet de bifurquer, de stopper à un arrêt, de ralentir le voyage, voir de nous en détourner…Mais il n’en reste pas moins qu’effectivement cela implique de croire en cette belle destination qui nous est propre.

L’autre difficulté qui se pose est que la question du libre-arbitre renvoie à la question de Dieu. Beaucoup auront raison de s’offusquer à l’idée d’un Dieu intransigeant et décideur de notre destinée, mais ces personnes n’ont pas fait évoluer leurs concepts : de liberté, de destinée et ni même de Dieu. Car qui exige que le divin soit nécessairement un concept limité et extérieur à soi ?

Si l’on part du principe qu’une étincelle divine créatrice ne demande qu’à s’exprimer en chacun de nous, alors on comprend que la laisser s’exprimer ne signifie pas entraver notre liberté, mais au contraire la laisser nous guider dans nos choix. On réalise que cette part divine est liée à nous – elle est nous – et son seul intérêt est la réalisation de notre but de vie. On comprend aussi que la voix de notre intuition provient de notre coeur, celui qui nous pousse à exprimer l’ensemble de notre potentiel et à faire les meilleurs choix pour nous.

Les deux sont emmêlées dans une unité qui rend quasiment inutile la question du libre-arbitre, décideur et éxecutant étant au fond intimement liés.

Selon moi, les pro ou contre libre arbitre, n’ont ni tort ni raison, ils débattent juste d’un concept qui n’exclue ni la thèse ni l’antithèse 😉

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Que vos choix reflètent vos espoirs et non vos peurs. Nelson Mandela

Pour aller plus loin, je vous mets ci-dessous une métaphore que je trouve très juste et éloquente :

« C’est un peu comme si nous étions le barreur d’un voilier. Parfois, la mer, qui représente les évènements de la vie, est tumultueuse, parfois elle est calme. Dans tous les cas, c’est nous qui choisissons notre route, mais la direction que nous avons à prendre, c’est notre étoile qui nous en donne le chemin. Nous avons juste à suivre l’étoile, pour trouver notre propre être, notre propre individuation.

Nous sommes donc à la fois libre en tant que barreur – et il convient effectivement de se rendre compte que c’est nous qui donnons un coup de barre à gauche ou à droite, que c’est nous qui décidons de garder le cap ou de se laisser aller au gré du vent – mais pas libre en ce sens que le cap est donné par une étoile qui nous guide et qu’elle nous est propre. Andrew Cohen met plus l’accent sur le barreur, les visions non duelles sur l’étoile, certaines religions sur les moyens habiles à mettre en œuvre pour arriver à barrer en toutes circonstances, mais il ne s’agit que d’aspects d’une même réalité…« 

source : http://secretsdutarot.blogspot.fr/2012/10/le-bateleur-arcane-1.html

Qu’est-ce qui vous parle le plus, l’idée du barreur? De votre étoile intime? Vous sentez-vous libre de choisir votre bonheur?

(Oh et comme je risque de ne pas publier d’ici là – ben vi j’améliore mon rythme mais là je risque d’être bien occupée à manger, chanter, dormir, offrir/ouvrir des cadeaux – je vous souhaite de lumineuses et chaleureuses fêtes auprès de vos proches 🙂 Mais je continuerai de venir vous lire of course !!)