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Surmonter le manque d’amour (de soi) #3

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J’ai mis un temps fou à l’écrire le 3e volet de ma mini série « Comment surmonter le manque d’amour de Soi» (1er article ici, 2e article ici). Cette série est l’une des plus lue de ce blog, mais est-ce étonnant? Qui ne ressent pas en soi cette incomplétude? Cette soif d’amour? Peut-être que cette série d’article suit ma propre progression, ma propre conquête d’estime et d’amour de soi. Au fond, je sais que ça reste un chemin  de toute une (et même plusieurs) vie(s).

S’aimer soi-même on y arrive un jour, puis le lendemain on se regarde à nouveau en face et on ne s’y retrouve plus. On n’a plus le goût de nous, on se sent incapable…et puis… on reprend nos mauvaises habitudes : attente importante vis à vis des gens autour de nous, jalousie, frustration.. sentiment de vide et d’incomplétude.

Pourtant, s’aimer soi-même c’est justement aimer absolument tout en soi. Les parts d’ombres comme celles de lumière, ce défaut si apparent comme ce petit truc au fond de nous que l’on tâche vaille que vaille de voiler à la face du monde.

Je le redis encore, ce message d’amour qu’on cherche tant à trouver en dehors de nous, il est martelé jour et nuit à l’intérieur de nous. Pour peu que l’on fasse silence dans la journée et qu’on daigne l’écouter.

J’ai par exemple entendu les mots : « nous t’aimons » il y a quelques jours. D’où cela provenait-il ? Aucune idée, mais ils résonnaient au fond de moi. ça n’arrêtait pas, une bonne partie de la journée. Je les ai ignorés pendant plusieurs heures.. puis n’y tenant plus, j’ai arrêté ce que je faisais et j’ai écouté ces quelques 2 mots vibrants de sincérité.

C’était peu mais c’était tout, et ça débordait tant que j’ai ressenti le besoin de les écrire quelque part. J’ai ouvert un fichier word et j’ai noirci la page :

Nous t’aimons
Nous t’aimons
Nous t’aimons

Ce qui est fou, c’est que plus j’écrivais ces mots plus une barrière en moi cédait, et en cédant, elle m’a permis de lâcher les vannes. Ce fut comme une évidence, l’évidence d’un amour intérieur retrouvé. Je me nettoyais, je me nettoyais d’années de jugement, de critique, et de doute. Pour retrouver un peu d’air frais, un peu de douceur et un peu… d’amour.

Car oui, nous sommes aimés, tous autant que nous sommes sans distinction et avec nos imperfections. Et cet amour, il est juste…. A notre portée. C’est d’ailleurs cet amour qui m’a conduit à revenir ici, pour témoigner.

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Oui mais mon libre arbitre dans tout ça ?!

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Lors de discussions philosophiques et spirituelles animées (car elles le sont souvent) la question du libre-arbitre en titille plus d’un, et moi la première.

Souvent, parler ne serait-ce que de destinée implique une forme de déterminisme qui dérange. « Ok, admettons que nous naissons avec un but sur terre, mais dans ce cas, nous n’avons pas vraiment le choix de ce que nous devenons?? »
Voilà ce que j’ai déjà entendu plusieurs fois.

Epineuse question non?

Je suis loin de prétendre avoir la réponse, mais mon point de vu a beaucoup évolué ces dernières années alors je souhaitais en débattre avec vous, je serai très curieuse d’avoir vos avis !

Pour commencer, arrêtons-nous sur le terme central : la liberté. (Avec un 19 en philosophie au bac, c’est le moment ou jamais de sortir la thèse, l’antisèche et la synthèse ahahah 😉)

Un étudiant de terminal un peu malin, pourrait partir de la thèse qu’être libre de succomber à chacun de nos désirs peut vite devenir une contrainte. La notion de liberté comprend donc en essence ses propres limites.

De même, il serait bon de remettre en question l’idée commune d’un libre-arbitre qui impliquerait qu’on fasse ce qu’on a envie de faire quand on en a envie ! (« Je suis le seul maître à bord, youpiii!!« ) Tout comme son opposé est extrême, à savoir l’idée que nous ne décidons de rien au fond. (« La vie, quelle fatalité, bouuuh! »)

De plus, ce serait ignorer la notion d’arbitre présente dans le terme. Ce qui nous renvoie directement à notre capacité d’arbitrage, et donc à la capacité de choisir, mais aussi de choisir de façon la plus juste possible.

N’attendons-nous pas d’un arbitre qu’il fasse le choix le plus juste ? Mais le plus juste par rapport à quelle règle du jeu ?

En synthèse, la question serait finalement : avons-nous la possibilité de faire le choix le plus juste pour nous? Ou encore, de quelle marge de manoeuvre disposons-nous pour choisir notre bonheur ? (reformulation de la problématique 5/20 ! ahah)
Car au fond, n’est-ce pas ce à quoi nous aspirons tous sur terre?

photo libre arbitre 4

A tout moment vous avez un choix qui vous conduit soit plus près de votre âme,
ou qui vous en éloigne. Thich Nhat Hanh

Il reste à définir « Qui » est libre de ses actes?  Voici le point qui met peut-être à mal notre ego.

Qui se sent lésé dans l’exercice du libre-arbitre? Le petit moi égoïque apeuré par le changement et les choix qui rendent plus heureux… Ou ce fameux Soi que l’on retrouve dans toute quête spirituelle. Ce « je » qui reflète notre sagesse intérieure universelle, celui qui souhaite réaliser sa destinée. Ou encore sa Légende Personnelle si on se réfère à Paulo Coelho.

Ainsi être libre ne signifierait pas simplement être libre d’aller au grès de nos désirs et de notre satisfaction. Mais au contraire se mettre au diapason de notre sagesse intérieure qui ne désire qu’une chose, que nous accomplissions ce pour quoi nous sommes faits en venant sur terre.

photo libre arbitreVous avez le choix de créer la vie que votre coeur se languit de vivre.

Dans la métaphore du voyage en train je parlais déjà du libre arbitre, celui qui nous permet de bifurquer, de stopper à un arrêt, de ralentir le voyage, voir de nous en détourner…Mais il n’en reste pas moins qu’effectivement cela implique de croire en cette belle destination qui nous est propre.

L’autre difficulté qui se pose est que la question du libre-arbitre renvoie à la question de Dieu. Beaucoup auront raison de s’offusquer à l’idée d’un Dieu intransigeant et décideur de notre destinée, mais ces personnes n’ont pas fait évoluer leurs concepts : de liberté, de destinée et ni même de Dieu. Car qui exige que le divin soit nécessairement un concept limité et extérieur à soi ?

Si l’on part du principe qu’une étincelle divine créatrice ne demande qu’à s’exprimer en chacun de nous, alors on comprend que la laisser s’exprimer ne signifie pas entraver notre liberté, mais au contraire la laisser nous guider dans nos choix. On réalise que cette part divine est liée à nous – elle est nous – et son seul intérêt est la réalisation de notre but de vie. On comprend aussi que la voix de notre intuition provient de notre coeur, celui qui nous pousse à exprimer l’ensemble de notre potentiel et à faire les meilleurs choix pour nous.

Les deux sont emmêlées dans une unité qui rend quasiment inutile la question du libre-arbitre, décideur et éxecutant étant au fond intimement liés.

Selon moi, les pro ou contre libre arbitre, n’ont ni tort ni raison, ils débattent juste d’un concept qui n’exclue ni la thèse ni l’antithèse 😉

photo libre arbitre 5

Que vos choix reflètent vos espoirs et non vos peurs. Nelson Mandela

Pour aller plus loin, je vous mets ci-dessous une métaphore que je trouve très juste et éloquente :

« C’est un peu comme si nous étions le barreur d’un voilier. Parfois, la mer, qui représente les évènements de la vie, est tumultueuse, parfois elle est calme. Dans tous les cas, c’est nous qui choisissons notre route, mais la direction que nous avons à prendre, c’est notre étoile qui nous en donne le chemin. Nous avons juste à suivre l’étoile, pour trouver notre propre être, notre propre individuation.

Nous sommes donc à la fois libre en tant que barreur – et il convient effectivement de se rendre compte que c’est nous qui donnons un coup de barre à gauche ou à droite, que c’est nous qui décidons de garder le cap ou de se laisser aller au gré du vent – mais pas libre en ce sens que le cap est donné par une étoile qui nous guide et qu’elle nous est propre. Andrew Cohen met plus l’accent sur le barreur, les visions non duelles sur l’étoile, certaines religions sur les moyens habiles à mettre en œuvre pour arriver à barrer en toutes circonstances, mais il ne s’agit que d’aspects d’une même réalité…« 

source : http://secretsdutarot.blogspot.fr/2012/10/le-bateleur-arcane-1.html

Qu’est-ce qui vous parle le plus, l’idée du barreur? De votre étoile intime? Vous sentez-vous libre de choisir votre bonheur?

(Oh et comme je risque de ne pas publier d’ici là – ben vi j’améliore mon rythme mais là je risque d’être bien occupée à manger, chanter, dormir, offrir/ouvrir des cadeaux – je vous souhaite de lumineuses et chaleureuses fêtes auprès de vos proches 🙂 Mais je continuerai de venir vous lire of course !!)

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Etre Soi envers et contre tout

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Ce que nous faisons ne peut être parfait, mais nous devons vivre avec, sans cesser de tendre à la perfection.

J’ai préféré stopper ce blog quelques mois, car j’avais peur de ne pas trouver les mots justes.
Jusqu’au moment où j’ai réalisé qu’il valait mieux des mots imparfaits, plutôt que de ne rien dire.

Dernièrement j’ai compris une chose essentielle à mon sujet.
Une vérité à la fois toute bête et toute belle :  je dois m’exprimer. Quelque soi la forme, je dois m’exprimer.
C’est comme un appel à la fois lointain et impérieux  : « exprime-toi ».

Il ne faut avoir honte ni de sa voix ni de sa sensibilité. Elles sont de merveilleux outils.

Sois toi-même et alors cela résonnera fort chez quelqu’un. C’est comme une loi de l’univers selon moi.
Message qui est d’ailleurs en accord avec la citation de ce mois (en haut à droite, petite nouveauté sur le blog ;-))

En parlant du blog, J’ai eu envie de changement. J’espère que cette version plus simple et épuré vous plaira, j’ai pris beaucoup de plaisir à tout modifier, j’aime construire sur de nouvelles bases ! (D’ailleurs, merci à vous qui êtes venus ici malgré ma longue absence et écrit d’adorables messages!)

Je voulais un blog qui reflète mieux l’ensemble de mes passions :

 Mon travail dans l’humanitaire
 La photographie
 La musique, la composition, le chant
 L’écriture
 Les voyages

Mais toutes mes passions pourraient se résumer en une : l’Humain.

Pourtant, mon rapport à l’autre est ambivalent, il s’est modifié avec les années et les épreuves. L’enfant qui prenait spontanément les gens dans ses bras et souhaitait embrasser le monde a changé. On se protège, on choisit ses mots, on enfouit beaucoup de choses profondément, on calcule pour souffrir le moins possible, pour ne pas être mal jugée.

Mais ce qui est beau dans l’Humain c’est que le coeur reste. Malgré ce qu’on peut penser des autres parfois, sous toutes ces couches de conditionnement, d’une certaine façon, notre coeur reste intact et pur. Voilà ma conviction, celle de la femme adulte qui respecte son enfant intérieur.

Seul mon coeur s’exprimera ici, car j’ai compris de manière très claire que c’était mon rôle. Toutes mes passions n’ont qu’un seul et unique but : laisser le coeur s’exprimer et espérer que par son expression libérée, il touche le votre.

Enfant, ma mère me disait :   « si tu n’utilises pas les dons offerts par la vie, alors ils vont périr avec toi. Plus tu les utilises, plus ils grandissent avec toi. »

J’ajouterai, partage-les, utilise-les pour une cause positive, et tu pourras les transcender.

* Photographie prise lors de mon dernier voyage à Madagascar 😉
Pour toute utilisation de mes clichés (signés MinoMori), merci de demander l’autorisation.

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La vie, un drôle de voyage en train…

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train 1

Imaginez quelques minutes votre vie à l’image d’un voyage en train.

Partons de l’hypothèse qu’avant d’embarquer, nous savons où nous allons, nous ne sommes pas dans ce train totalement par hasard, la destination est parfaitement adaptée à chacun de nos rêves. Nous l’avons choisi il y a fort longtemps.

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Surmonter le manque d’amour (de soi) #2

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Suite à la publication de mon premier article sur le manque d’amour de soi, différentes personnes m’ont confié se reconnaître profondément dans ce message.

Au fond, je pense que cela nous concerne tous. Nous connaissons certainement tous ce sentiment de vide immense, de mélancolie, dans lequel nous nous laissons parfois engloutir, peut-être même avec un certain plaisir.

Se lover dans une sorte de manteau de souffrance a quelque chose de réconfortant, de connu et de facile.

A l’inverse, étrangement s’aimer soi-même a quelque chose d’impalpable, de contre nature…S’aimer soi-même n’est-ce pas un peu égoïste, ne devrait-on pas avant tout devenir de meilleures personnes envers les autres?

Certes, mais nos actes d’amour et de générosité resteront quelque part égoïstes tant que nous resterons incapable de nous aimer réellement. La plupart d’entre nous sommes très exigeants envers nous même, et prompt au jugement.

Souvent, nous ne faisons que reproduire des exigences attendues de toute part depuis notre plus tendre enfance. Ce jugement envers nous-même nous le retrouvons dans notre façon de juger le monde, et il peut être d’une très grande violence.

N’oublions pas qu’au fond nous sommes nos premiers juges et qu’il n’appartient qu’à nous de remplacer ce jugement par un peu plus de compréhension et je dirai même de compassion.

Je n’ai pas de recette miracle pour enclencher le cercle vertueux de l’amour de soi, celui qui déterminera ensuite votre niveau d’estime de soi.

Cependant, je vous invite à vous arrêter sur ce sentiment de vide et d’insatisfaction profonde, ne cherchez pas à le remplir trop vite par ces choses « faciles » que vous avez déjà expérimentés : de la nourriture, des achats ou même le coup de fil réconfortant à un ami, et que sais-je encore.

Prenez le temps de l’observer. Parfois cette simple observation suffira à créer un espace de paix, car ce dont nous souffrons souvent est d’un manque d’attention porté vers nous-même. En nous ignorant nous avons oublié la source même de notre insatisfaction et nous avons vite fait de l’amplifier.

Paradoxalement, c’est en actualisant le regard que l’on porte sur soi que l’on peut espérer toucher du doigt un amour présent en nous. Un amour qui ne nous a jamais fait défaut, et ce en dépit des apparences ! C’est aussi ainsi que l’on devient moins exigeant vis à vis des autres.

Pour finir, je dirai que s’aimer soi même, c’est s’accorder la liberté d’être soi, d’être authentique..sans chercher à obtenir l’amour des autres, et leur approbation. S’aimer soi même c’est être libre, lâcher prise sur le masque social et vivre enfin en accord avec notre nature profonde.

A suivre ۰•●

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Ma petite recette du bonheur ♡ – Ingrédient #1

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Un lundi par mois je vous délivrerai un ingrédient pour élaborer ensemble, une belle recette du bonheur.

Aujourd’hui démarrons avec une louche de « patience » 😉

Etre patient,
c’est accepter l’attente pour ce qu’elle a à offrir
et non juste comme une étape pénible mais nécessaire.

Etre patient,
c’est travailler notre acceptation et notre optimisme.

Vivre c’est accepter le chemin pour ce qu’il est
et non se focaliser seulement sur l’arrivée.

Pourtant, dans notre société qui valorise l’efficacité et la réussite,
l’accomplissement implique aujourd’hui la réalisation de nos buts.

Avoir un but est certes essentiel,
mais les qualités développées pour atteindre notre but
sont bien plus importantes.

♡♡♡

Voilà l’un des multiples enseignements que m’a inspiré ma deuxième rencontre avec Amma, cette femme d’exception connue pour son darshan : l’étreinte qu’elle a donné à plus de 30 millions de personnes dans le monde.

Chacune de mes rencontres avec Amma marque une étape claire, « un avant/après », c’est désormais un rendez-vous annuel très attendu pour moi (et des milliers d’autres ;-)). Le fait d’être en sa présence a le don de débloquer à chaque fois un noeud, de clarifier mes pensées, ce qui a quelque chose d’assez magique. 😉

La quête de Soi, la recherche du sens de la vie, demandent une grande patience. Comme le dit Amma, il n’y a pas d’effets immédiats. A nous de travailler pour déconstruire de nombreux automatismes mentaux (dépréciation, pessimisme,  jugements…) et laisser s’exprimer ce qui est finalement déjà là, en nous.

Ce travail peut durer le temps d’une vie, mais finalement, c’est ça qui fait de la vie une étape d’une grande beauté.

Voilà, j’espère que cette nouvelle rubrique vous plaira ! A très vite ♡