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Je risque donc je suis (vivant) !

7 commentaires

Lorsqu’on me demande de raconter mon voyage en Inde, il y a une partie difficile à traduire avec des mots. Une partie plus subtile, une partie qui se vit plus en terme de ressenti. Et parmi ces sensations, il y en a une qui m’a marquée au niveau du samadhi de Sri Aurobindo et The Mother à Pondichéry : un profond sentiment d’amour, de sécurité et de bienveillance.

J’étais si loin de mes repères, mais je me sentais si bien, comme à ma place. Et alors, j’ai réalisé que l’on pouvait se sentir partout « chez soi ». A contrario,  on peut se sentir instable et angoissé, même dans le cadre le plus sécuritaire du monde. Car le sentiment « d’être à sa place » est avant tout intérieur.

Ce qui me conduit aujourd’hui à m’interroger sur l’illusion de la sécurité.

Finalement, nous recherchons souvent la sécurité dans des sources extérieures : des objets, des personnes ou même des idéologies qui nous rassurent. Ou encore, nous rentrons dans « une norme » qui puisse réduire les risques au maximum. Mais il me semble que souvent, tout cela ne représente que des palliatifs qui nous éloignent de notre véritable nature. Car en faisant cela, nous nous éloignons de notre « chemin de vie » unique au profit d’un « schéma de vie » standardisé et plus sécurisant.

Ainsi, pour beaucoup, ce qui rassure repose essentiellement sur une sécurité matérielle, sur de l’argent, sur un système… qui est éphémère par nature.

Autour de moi je constate que rien n’est plus précieux que « la sécurité », « les repères ». Même si le monde s’écroule partout ailleurs, tant que nous avons le sentiment de cette illusoire sécurité, alors tout va bien. Parfois des relents du chaos extérieur approchent nos frontières, et alors un élan de solidarité se soulève, mais la vague passe et on retourne bien vite à nos habitudes sécuritaires. Ce n’est pas toujours négatif bien sûr…Tout est une question d’équilibre.

Mais je réalise que cette sécurité peut nous tuer [du point de vu de notre Etre]. Elle ne nous rend pas plus humain, elle ne nous rend pas plus vivant… elle nous endort au mieux, elle nous tue au pire.

Nous nous agrippons à tous nos acquis comme si c’était les choses plus importantes au monde, et cela passe avant notre véritable épanouissement.

Peut-être que pour oser changer les choses autour de soi et en soi, il faut en parallèle développer ce fameux sentiment de sécurité intérieure dont je parlais au début. Probablement que ce sentiment de sécurité intérieure se développe avec un mental apaisé, et s’entretient avec la foi.

Il y a quelque temps j’ai vu un documentaire sur des grimpeurs de l’extrême dans le parc de Yosemite (Valley Uprising, je vous le conseille!). Ils ont fait du risque leur philosophie de vie et de l’escalade un acte pour l’éveil des consciences. Il ne s’agissait pas seulement de personnes en recherche de sensation forte, mais de jeunes qui souhaitaient réagir à une société d’après-guerre qui avait tant besoin de se sentir sécurisée. Et c’était très inspirant de les regarder se défier sur plusieurs générations…

Attention, je ne fais pas l’apologie du risque à tout prix. Je trouve que la vie est trop précieuse pour la mettre en danger à tout va.

Mais j’ai toujours admiré les personnes libres. Libre dans leur tête et libre dans leurs actes.

Et comme dans la vie il n’y a pas de hasard, je viens à l’instant de découvrir cette vidéo (je ne faisais pas du tout de recherche sur ce thème, mais je suis tombée dessus en faisant une autre recherche, c’est drôle la vie non? <3)

Voilà une réflexion intéressante sur les « forces de conservation«  /VS « les forces d’évolution »… N’est-il pas intéressant de s’interroger : qui est-ce que je nourris le plus? L’évolutionniste en moi ou le conservateur?

Un peuple qui est prêt à sacrifier un peu de liberté, contre un peu de sécurité, ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. Benjamin Franklin

Je vous embrasse mes chers lecteurs et lectrices fidèles au rendez-vous 😉

When people ask me to talk about my trip to India, there is a part that is difficult to translate into words. A more subtle part, a part that lives more in terms of feeling. There is a particular feeling I remember well at the samadhi of Sri Aurobindo and The Mother at Pondicherry: a deep sense of love, security and benevolence.

I was so far from my bearings, but I felt so good, like in my place. And then I realized that we could feel anywhere like « at home ».On the other hand, we can feel unstable and anxious, even in the safest part of the world. Because the feeling of « beeing in my place » is really inside of me.

This leads me to wonder about the illusion of security.

Finally, we often seek safety in outside sources: objects, people, or even ideologies that reassure us. Or we follow a « standard » that can reduce risks to the maximum. But it seems to me that all of this, is only palliative that separate us from our true nature. Because when we do that, we replace « the life we where born to live » by a « pattern of life » safer.

Around me I see that nothing is more valuable than « security ». Even if the world collapses everywhere, as we have the feeling of being in a false sense of security, all is fine. Sometimes the outer chaos is approaching our borders, and so solidarity is emerging, but we return quickly to our safety habits.

I realize that this particular security is killing us. It does not make us more human, it does not make us more alive … it sleeps us at best, at worst it kills us.

Perhaps to change things around us and inside of us, we have to develop that famous sense of inner security that I mentioned at the beginning. Probably this feeling of inner security is developing with a peaceful mind and with faith.

Some time ago I saw a documentary on extreme climbers in Yosemite (Valley Uprising). The risk is part of their philosophy of life and climbing is an act for the awakening of consciences. It was not only people in search of strong sensation, but young people who wanted to respond to a society that need to feel very secure after the war. It was very inspiring to watch them.

Note that I am not promoting the act of putting his life in danger. I find that life is too precious to jeopardize anything goes. I find that life is too precious.

But I admire people free. Free in their minds and free in their actions.

And here’s a nice coincidence, I have just now discovered a video about the importance of not being afraid of risk (I did not research this subject ! Life is funny, no? ❤ )

Sorry but the video is only in french !!

This is an interesting reflection on the « conservative forces » / VS ‘the evolutionary force « … The question to ask yourself: who do I feed the most? The evolutionist in me or the conservative?

Any society that would give up a little liberty to gain a little security will deserve neither and lose both. Benjamin Franklin

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Publié par

Jeune femme de 29 ans, curieuse de tout, portée par de multiples passions, je travaille dans l'humanitaire, pratique la photographie, compose des chansons, et adore lire et écouter de belles musiques. Internet addict, certains me définissent aussi comme une véritable geek ;-) Ce blog est le reflet d'une vie intérieure en recherche et renouvellement permanent. Grâce à lui j'espère insuffler à tous un peu de paix, de joie, et peut-être une façon de considérer nos vies autrement et initier quelques remises en questions!

7 Comments Join the Conversation

    • Je pense que ça dépend du chemin de chacun… Peut-être qu’un risque peut sembler démesurépour un tel et être à la portée d’un autre. Mais bien sûr il faut apprendre à s’écouter, ne pas faire n’importe quoi mais oser passer les caps quand ils se présentent à nous… Mais penser que nous devons tous vivre selon un même modèle a de moins en moins de sens à mes yeux… Il faudrait bien d’autres articles pour faire le tour de la question 😉 Merci pour votre message ici et votre Flipperine, à très bientôt ❤

      Répondre

  1. Merci pour ton article magnifique, rien à rajouter, juste à souligner encore que rien de ce qui vient de l’extérieur ne nous comblera jamais.
    Il y a un livre qui m’a beaucoup aidé « Quand tout s’effondre » de Pema Chödrön.
    Et j’ai regardé cette vidéo il y a quelques jours 🙂
    Bisous, Minosoa et continue ton beau voyage

    Répondre

    • Je vais regarder de ce pas ton conseil de lecture, n’hésite surtout pas si tu as d’autres idées… je suis toute ouïe 🙂 ça m’étonne pas pour la vidéo ! 😉 Bisous à toi aussi et à très bientôt!

      Répondre

      • Les idées, j’en ai plein mais tu n’en manques pas non plus 🙂
        Et tu les mets en pratique, et c’est ça qui compte.
        Bisous, Minosoa, ravie pour ton beau voyage et à bientôt

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